Je rêve d’un monde fait d’errances

car c’est dans l’errance

qu’on trouve le mieux son chemin

Je me mets à penser
Là, tout en bas
À tout ce que je perds
Là, tout au bord

J’aimerais tomber la tête en bas
Au plus profond de la couleur
Tout ce que je prends de haut
M’habite à l’envers
Et bientôt ne sera plus très lourd

Pas de vagues sur la mer d’huile
Loin du tapin
Elle peut

Être
Rêver à demain

Il y a ce monde-là
Celui qu’on connaît
Pas assez bien mais déjà trop
Déjà rassasiés

Et il y a cet autre monde

Quelque part entre ici et ailleurs
Le monde flou qu’on ne saurait trop définir
Mais qui attire
Irrésistiblement
Il n’existe que là, en soi
Miroir à transformer le pourri, l’injuste, le mépris
Refuge intime des égos bousculés

Ilot de sérénité où enfin, enfin ! on nous fiche la paix

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