dans le creux de la vague
barbouille un papillon
et moi
sans comprendre que le silence est bleu
je me perds dans une forêt de sons

il est possible
que ça moucheronne sous la barque
que les chuchotis n’arrêtent pas de bourgeonner
— je m’éparpille entre leurs doigts collants

furtive
je traverse la frontière pour te reconnaître
dissimulée sous un voile de brume

bouffée d’enfance

L’arbre à syllabes
Siffle dans le vent

De phonème en voyelle
Je saute – Ça l’amuse

Ses feuilles m’enveloppent
De leurs murmures

Clac ! Un grand coup
Tout s’envole

La nuée est partie
Je reste branche

Au creux de l’hiver

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