Je me mets à penser
Là, tout en bas
À tout ce que je perds
Là, tout au bord
J’aimerais tomber la tête en bas
Au plus profond de la couleur
Tout ce que je prends de haut
M’habite à l’envers
Et bientôt ne sera plus très lourd
Autrice
Je me mets à penser
Là, tout en bas
À tout ce que je perds
Là, tout au bord
J’aimerais tomber la tête en bas
Au plus profond de la couleur
Tout ce que je prends de haut
M’habite à l’envers
Et bientôt ne sera plus très lourd
J’attends du ciel qu’il me donne un parapluie
Pour délimiter le cercle de mon existence
D’un lit de feuilles mortes
Surgit une pensée blanche
Humeur du matin
Il y a ce monde-là
Celui qu’on connaît
Pas assez bien mais déjà trop
Déjà rassasiés
Et il y a cet autre monde
Quelque part entre ici et ailleurs
Le monde flou qu’on ne saurait trop définir
Mais qui attire
Irrésistiblement
Il n’existe que là, en soi
Miroir à transformer le pourri, l’injuste, le mépris
Refuge intime des égos bousculés
Ilot de sérénité où enfin, enfin ! on nous fiche la paix
Le Printemps renaît
et avec lui
le champ des possibles
J’ai voulu, attendu, voulu
espéré
attendu encore
oublié un peu
puisque tourbillon
routine
Ça recommence
voulu, attendu, voulu
Tourbillon à nouveau
pas le choix, pas le choix
mais tout de même
j’attendais
un signe
un signe que oui
Je le voulais ce signe
je l’ai vu
j’ai continué, recommencé
avec minutie, acharnement
C’est tout plié, décidé
plié, oui
bagages
aussi
Amère je suis