… depuis que j’ai décidé d’écouter mes aspirations artistiques.
Depuis que je me suis rendu compte que bosser “avec” et “pour” des artistes ne me suffisait pas.
Que j’avais mes propres envies artistiques, et qu’il était temps de leur laisser plus de place.
Cette prise de conscience, je l’ai eue en 2017.
À cette époque, je me suis retrouvée brutalement au chômage.
Je venais de vivre une expérience professionnelle intense, dans laquelle je m’étais beaucoup investie, et qui s’était soldée par un : “Merci… mais au revoir.”
J’étais lessivée.
Dégoûtée.
En colère.
Je n’avais aucune envie de repartir au front.
De “me remettre en selle” et de chercher un autre travail.
C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’écrire mon premier roman.
J’ai arrêté de tergiverser et je me suis mise à écrire.
Pendant 8 mois, je me suis plongée dans ce qui allait devenir Le contrat sans fin.
C’est à ce jour la meilleure décision que j’ai prise.
Parce qu’elle en a engendré beaucoup d’autres (qui m’ont été très bénéfiques) : reprendre des études en Master création littéraire, repenser mon rapport au travail, être plus à l’écoute de mes besoins…
Je ne dis pas qu’il suffit de “tout plaquer et réaliser son rêve” pour être heureux.
Ce serait un peu trop facile.
(D’ailleurs, je n’ai pas “tout plaqué”. Aujourd’hui je travaille à temps partiel et j’écris à côté, ce qui pour l’heure me convient très bien.)
Être heureux, c’est un chemin au long cours, qui est propre à chacun.
Pas forcément besoin de faire des choses extraordinaires pour être heureux.
On confond parfois “l’image du bonheur” et le bonheur lui-même.
On s’imagine que si on coche certaines cases (pour faire simple : travail, maison, famille), c’est bon, à coup sûr on sera heureux…
(Si c’était aussi simple !)
Alors bien sûr, il y a des facteurs extérieurs.
Je ne fais pas partie de ceux qui disent : “Ton bonheur ne dépend que de toi”.
Non seulement c’est culpabilisant, mais en plus ça nie le fait que oui, avoir un toit sur la tête, manger à sa faim et vivre dans un pays en paix, ça compte dans l’équation.
Mais “être heureux” dépasse aussi ces facteurs extérieurs.
Parfois, toutes les conditions sont réunies, et pourtant… ça le fait pas.
Le bonheur, c’est une quête intime.
Qui ne va pas de soi.
Qui invite à un vrai examen de conscience.
Il s’agit d’être attentif à ses propres besoins. Les siens, pas ceux du voisin. Pas ceux de l’imagerie habituelle du bonheur (qui peuvent nous correspondre… ou pas !).
Et parfois, le destin te force un peu la main.
Comme moi en 2017. Sur le moment, cela peut être douloureux… mais ça vaut le coup ! 😜
Ce texte a été écrit à l’occasion de la journée internationale du bonheur, le 20 mars.

Dans un monde pas si lointain, les Entreprises ont remplacé les États. Elles promettent santé et bonheur à leurs collaborateurs, sous certaines conditions…
Driss ne vit que pour son travail. Récemment promu Responsable Bonheur, il rêve de poursuivre son ascension sociale, pensant honorer la volonté de sa mère décédée. Mais l’arrivée dans son service de Valérie, une manager en proie au mal-être, vient bousculer ses croyances. Les lacunes du récit familial le conduisent à démarrer une enquête sur ses origines, qui le mènera bien plus loin qu’il ne le pense… Un premier roman captivant, qui vient interroger notre rapport au travail et au bonheur.
Bizarre, je ne vois pas mon post déposé voilà une semaine…
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Bonjour Martine ! Je n’ai pas vu passer de message de ta part… il y a dû y avoir un problème lors de l’envoi !
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Merdum ! C’est bien dommage… J’avais mis du temps à l’écrire et je ne saurais pas le refaire ! C’était quelques réflexions sur la différence entre le bonheur et être heureux…
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Mince…! Peut-être aura-t-on l’occasion d’en parler de vive voix, alors ?
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Avec plaisir ! : )
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