On y est.
Après un an et demi d’écriture, page après page, quart d’heure après quart d’heure, je peux le dire : j’ai terminé le premier jet de mon roman. De mon deuxième roman.
Ça s’est passé d’une manière étonnante. J’ai saisi mon carnet avec la ferme intention d’écrire cette dernière scène que j’avais en tête, celle qui viendrait conclure, boucler, terminer.
J’ai commencé par relire ce que j’avais écrit pendant les vacances de Noël, durant ces séances impromptues qui, contre toute attente, ont réussi à se faire une place au milieu des festivités familiales… et en arrivant au bout de ma lecture, j’en ai eu la certitude : le roman était terminé. Il n’y avait rien à ajouter.
Cette scène écrite le 25 décembre était la dernière. Elle me laissait avec l’émotion qui me semblait juste, elle en disait assez sans en dire trop. Il n’était pas nécessaire d’en rajouter, de surexpliquer. J’ai pris conscience à ce moment-là que les belles fins sont aussi celles qui laissent la place au lecteur, à son imaginaire. Et j’ai eu l’impression que j’avais réussi à toucher du doigt cela. J’en étais toute émue. Je me suis dit que la pratique d’écriture nous offrait parfois de belles épiphanies (et aussi des moments d’errance et d’égarement, en revers de la médaille !).
Après, ne nous y trompons pas : ce texte sera relu, réécrit, corrigé, et il y a de grandes chances pour que cette fin ne subsiste pas dans la version finale. Mais elle vient parfaitement conclure un premier jet qui a été écrit sur un mode spontané. Elle me convient aujourd’hui. Et il est bon de le célébrer.
Sans le savoir, j’ai finalement réussi à terminer mon premier jet en 2022 (sorte d’objectif que je m’étais fixée pour me donner l’élan d’aller au bout).
En 2023, place à la réécriture !
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