Une preuve matérielle

Je l’ai reçu depuis un moment, mais je n’avais pas encore pris le temps de vous le présenter… le recueil des Nuits de la lecture !

Il est des fois où le travail d’écriture acquiert une plus grande matérialité, et c’est comme si, d’un coup, on se disait : « Ah oui, tiens, j’écris. »

Comme si on avait besoin de cette preuve matérielle, de la physicalité de l’objet, pour affirmer son identité d’auteur… Comme si, tant que ce n’est pas figé sur le papier, cela n’existait pas vraiment…

L’écriture est une œuvre de l’esprit. Tant qu’elle est renfermée dans un carnet, ou dans les tréfonds d’un ordinateur, elle apparaît toujours en chantier. On peut toujours supprimer une phrase, déplacer une virgule… et puis, ça ne compte pas vraiment. Ce ne sont que des mots. Alors, quand on voit ces mêmes mots imprimés dans un recueil, d’un coup, ils s’amplifient. On ne peut plus rien changer. Ils sont là, ils existent. Ils sont palpables. Et d’une certaine façon, notre activité d’écriture le devient aussi.

Car même s’il y a plein de façons de faire vivre les mots (sur scène, sur internet…), le livre reste LE symbole de l’activité littéraire. Un peu comme le CD pour un musicien. Ou la toile pour le peintre.

Il y a plein de petits cailloux qui composent le chemin d’écriture. En voici un. Il n’est pas bien gros, mais il est joli.

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